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Meknès, le Versailles du Maroc

 Meknès, Moulay Idriss et volubilis

 

Voilà trois lieux de mémoire marocains. Meknés, qui fut un temps la capitale du royaume, Volubilis, la grande cité romaine, et Moulay Idriss, lieu saint par excellence qui vit naître la première dynastie à régner sur le pays.

 

Meknès, le Versailles du Maroc

Contemporain de Louis XIV, dont il se disait l’égal, Moulay Ismaïl entreprit d’édifier à Meknès une capitale à la mesure de la grandeur de son royaume. Il en résulta une formidable cité triplement fortifiée, dotée de portes et d’équipements gigantesques. Meknès, que le souverain préféra à Fès pour pouvoir mieux gouverner, dit-on, devint sous son règne (fin du XVIIe, début du XVIIIe siècle) un chantier de taille pharaonique. Une triple muraille, admirablement conservée, protège la ville. Dans la médina, au sein de la première enceinte, tout comme aujourd’hui, vivait et travaillait le petit peuple de commerçants et d’artisans.

 

La deuxième constituait le secteur réservé aux soldats de la garde. Au cœur de la cité, la dernière muraille protégeait le palais royal et ses dépendances.

Ces ouvrages défensifs extérieurs totalisent 25 kilomètres de remparts, de bastions et de portes dont certaines, monumentales et richement décorées comme la célèbre Bab Mansour, servaient en ce temps-là à signaler aux visiteurs toute la grandeur et toute la prospérité du royaume.

 

Meknès mérite qu’on passe dans la ville plus d’une journée, tant les monuments sont exceptionnels et la vie quotidienne y est intense.

 

La place El-Hédime, située au centre, entre la médina et la cité impériale proprement dite, constitue un point de rassemblement. À certaines heures du jour, l’animation y est surprenante.

L’ancienne ville

Du palais de Moulay Ismaïl, il ne reste aujourd’hui qu’une mosquée. Il se composait par ailleurs de 20 pavillons isolés surmontés de tours carrées. Un millier d’eunuques noirs en formaient la garde rapprochée. Le mausolée de Moulay Ismaïl, par contre, se visite.

 

Les dépendances du palais donnent une idée de la puissance qu’incarnait le souverain.

Au sous-sol d’un ancien pavillon destiné à recevoir les hôtes de marque étrangers, on avait aménagé des silos (rendus inaccessibles en raison d’un tremblement de terre) où étaient enfermés les captifs de guerre qui pouvaient atteindre les 40000 individus, dit-on.

 

Des greniers gigantesques servaient à entreposer les céréales. À présent, on les utilise pour des tournages de films.

 

D’immenses écuries couvrant 40 000 mètres carrés pouvaient héberger 12 000 chevaux. On dit qu’il a fallu mettre 60 000 prisonniers au travail durant une vingtaine d’années pour réaliser ces ouvrages.

Le système d’adduction d’eau, à partir de l’Atlas distant d’une quinzaine de kilomètres, était tout aussi impressionnant.

Des norias, actionnées par des chevaux, servaient à puiser l’eau dans une dizaine de citernes de 40 mètres de profondeur.

De plus, un bassin, d’une superficie de 4 hectares, servait à fournir de l’eau au palais, et en particulier à alimenter les bains des quelque 600 concubines qu’on prêtait au souverain.

Créés sous le protectorat français, les haras de Meknès entretiennent aujourd’hui 450 chevaux, dont les plus beaux spécimens d’étalons de race pur-sang arabe ainsi que berbère.

Une médina très animée

Dans la médina, le Dar Jamaï, ancien palais de vizir, abrite un intéressant Musée des arts marocains où figurent des collections de céramique, de tapis, de vêtements, de bijoux, de portes et coffres en bois, des pièces d’orfèvrerie et de damasquinerie.

 

La médersa Bou Inania, école coranique construite au XIIe siècle (à présent à l’abandon) témoigne de la maîtrise des artisans de l’époque.

 

Les artisans du temps présent, eux, travaillent à même les ruelles ou dans des ateliers ouverts dans la médina. Ils accueillent le visiteur curieux avec le sourire. Les tailleurs, par exemple, exécutent tous leurs travaux manuellement, au terme d’un apprentissage qui dure sept ou huit ans…

 

Sur l’une des places de la médina, au souk berbère, chaque après-midi se déroule une vente aux enchères où des personnes venues pour cela à la ville proposent au plus offrant tissages, tapis et autres produits confectionnés à la maison.

 

Avec de tels attraits, Meknès mérite donc qu’on y passe plusieurs jours, le temps d’aller et de venir, de profiter des surprises que réserve une cité si bien dotée et si animée.

 

 

L’Itinéraire paysager de Meknès
L’Itinéraire paysager de Meknès est une étude qui se veut ambitieuse car elle vise de dépasser le simple stade d’étude pour arriver à des interventions concrètes sur le terrain pour amorcer la création d’une véritable promenade urbaine. Elle se fixe comme objectifs : - L’aménagement d’un cadre adéquat à l’épanouissement de l’usage urbain; - L’aménagement et la revalorisation des espaces verts et places publiques de la ville ; - Le développement de l’attractivité de la ville et le rehaussement de son image touristique ; - L’affirmation de l’identité de la ville ; - La répartition des espaces publics par thèmes ; - Et la création des fonctions et des usages pour les espaces publics. Cet itinéraire, dont la continuité devrait être assurée par une signalétique appropriée mettant en valeur ses particularités, un marquage au sol ainsi que la continuité visuelle, s’égrène le long d’un chapelet de points forts. Tout ceci pousse à approfondir la réflexion sur : - La meilleure manière d’intervenir sur des sites sensibles au risque de les dénaturer ; - La pertinence des choix établis ; - Le passage de la réflexion à l’opérationnalité : comment concrétiser les études et assurer leur durabilité.
Tourisme à meknès : Hausse de plus de 26% des nuitées

Le nombre de nuitées enregistrées dans les établissements d'hébergement touristique classés de Meknès a atteint 19.690 en octobre dernier, contre 15.575 à la même période de l'année dernière, soit une hausse de 26%, indique le dernier bulletin de la délégation régionale du Tourisme.

La ville de Meknès a connu, durant le mois d'octobre, une tendance supérieure à celle constatée à l'échelle nationale, précise la même source.

Les catégories d'hôtels classés 3 et 4 étoiles ont cumulé presque 86 % des nuitées totales, alors que le taux d'occupation des chambres a enregistré une hausse de sept points comparativement au mois d'octobre 2006.

Cette hausse, relève la délégation, s'explique principalement par le résultat positif enregistré par le nombre de touristes non résidents (11.471 nuitées contre 9.053 en octobre 2006), soit une progression de +27% et celui de touristes résidents (8.219 nuitées).

Le bulletin, ajoute par ailleurs, qu'au titre des dix premiers mois de l'année en cours, le nombre de nuitées a été de 203.244 par rapport à la même période de l'année précédente (193.101), soit une progression de plus de 5%, précisant que les touristes non-résidents ont contribué par plus de 16%.

Cette hausse est due à la participation du Royaume Uni (+57%), de l'Espagne (+55%), de l'Allemagne (+ 24%) et de la France (+2%)

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